Dimanche 17 février 2008
Imaginez un biker : 1 anneau à chaque oreille, des pattes stylées taillées à la tondeuse qui lui tombent au milieu des joues, des bagouzes tête de mort plein les doigts, vêtu d’un pantalon treillis, bombers kaki, lunettes noires, chevauchant son Harley-Davidson au centre de la meute sauvage.
Ça le fait,
non ?
Encore une fois, j’ai rencontré cet homme sur le net par le biais d’un site de rencontre. Nous nous sommes tout de suite entendus. Un sens de l’humour et une répartie inépuisable,
ne se prenant pas au sérieux une minute, enthousiaste et pas angoissé, un grand enfant dans un corps d’homme.
De plus, mon biker est passionné. Fou de moto, de custom culture, a lui tout seul il est une encyclopédie. Il est créatif, travail dans la pub, vit seul, célibataire et sans
enfants.
Rapidement nous nous rencontrons, le courant passe et pendant quelques mois nous prenons l’habitude de nous voir tout les week-end. Résidant à 250km de chez moi, je fais
régulièrement le déplacement. Il sait recevoir, me prépare des petits plats, me présente à ses potes et même à ses parents. Les choses s’installent. Mon biker ne se pose pas de questions et plus
le temps passe, plus je me sens mal. Il investi et se projette trop rapidement sans me poser aucune question. Je ne veux pas faire de mal, surtout à cet homme si gentil mais il faut se rendre à
l’évidence, tout bon copain qu’il pourrait être, sexuellement il y a un hic.
Dans toute relation l’entente sexuelle est primordiale, et là malheureusement il faut bien l’admettre nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d’onde.
Mon biker, derrière son look de « bad boy », est un agneau.
A longueur de journée je suis qualifiée de « bébé », « minou » et autres diminutifs gnangnan.
Il me parle souvent comme à une petite fille avec des expressions de gamin : « tu reprends un piti peu de riz mon bébé ? ».
Coté sensuel, il effleure, frôle, câline et cajole pendant l’acte d’amour et pendant des « heures », tout ce que je ne supporte pas (à chacun son truc, cf. le BDSM ou
l’art d’aimer).
J’essaie alors de prendre l’initiative en mettant de la passion dans nos étreintes. Je lui mords les lèvres doucement, l’embrasse à pleine bouche, lui ôte ses vêtements
rageusement, me place au-dessus de lui, lui renverse la tête pour laisser courir ma bouche de son coup jusqu’à son bas ventre.
Mais le naturel revient au galop, un moment après il me propose d’essayer quelque chose. Il me demande de me laisser faire, je m’exécute en restant allongée imaginant déjà qu’il va
enfin user et abuser de mon corps en laissant sortir la bête qui est en lui.
Mon biker me bande les yeux, je suis excitée tout mes sens en éveil mais bientôt mes espoirs retombent, il fait courir lentement une plume sur ma peau. Je me tortille, ça
chatouille et bientôt m’énerve.
Décidément nous ne nous accordons pas.
Petit à petit je laisse la distance s’installer, les contacts sont moins fréquents et les week-ends suivants je ne suis pas disponible.
Mon biker a compris, il ne donne plus signe de vie.
Je ne suis pas fière de moi d’avoir agi ainsi envers un homme si « gentil » mais comment aurais-je pu lui faire comprendre ? Sans doute que j’ai du mal à trouver les
mots pour expliquer l’inexplicable, l’incompatibilité dans notre façon d’être et d’agir.
Au revoir mon Biker
Par k-pourka
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Publié dans : Au détour des sites de rencontres
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